Deux langues · 26 octobre 2026 · 4 min de lecture
Site web au Québec : est-ce qu'il doit être en français ?
Oui. La Charte de la langue française vise aussi les sites web commerciaux. L'anglais est permis, à condition que la version française soit au moins aussi complète.
Oui. Si votre entreprise fait affaire au Québec, votre site web doit être offert en français. Vous pouvez aussi l'avoir en anglais, et c'est souvent une bonne idée, mais la version française doit être au moins aussi complète et aussi facile à trouver.
Ce que dit la loi
L'article 52 de la Charte de la langue française demande que les publications commerciales soient rédigées en français. Le gouvernement du Québec précise que ça inclut celles qu'on publie sur un site web. Une autre langue est permise, à une condition : qu'une version française de qualité comparable existe et soit aussi accessible.
Ce n'est pas théorique. L'Office québécois de la langue française fait appliquer ces règles, et le gouvernement publie les entreprises condamnées. Dans plusieurs cas, l'amende pour un site non conforme était de 1 500 $.
Concrètement, pour votre site
Le français doit être là partout où il y a de l'anglais : les pages, bien sûr, mais aussi les menus, les boutons, le formulaire de contact et les documents à télécharger. Une page « English only » oubliée dans un coin suffit à poser problème.
Évitez aussi la version française au rabais, traduite à moitié ou cachée derrière un petit drapeau. La loi parle de qualité et d'accessibilité comparables : les deux langues doivent se valoir.
Bien fait, le bilingue est un avantage
À Montréal, une bonne partie de vos clients cherche en anglais. Un site bilingue bien construit vous fait apparaître dans les deux langues sur Google, avec une adresse pour chaque version.
Chez Repix Studio, chaque page existe dans les deux langues, et le visiteur qui passe du français à l'anglais reste exactement au même endroit de la page. C'est le cas des sites qu'on a faits pour SALT SXM Rentals et pour Kaza, qui servent une clientèle francophone et anglophone.
Un doute sur votre cas ?
Cet article donne les grandes lignes, pas un avis juridique. Pour une situation précise, l'Office québécois de la langue française répond aux entreprises, et Éducaloi explique les règles en langage simple.